La nuit debout

J’ai passé la nuit debout
Dans le noir et l’impatience
A me souvenir de vous
De vos mains, de vos silences
Ah ! J’étais si jeune alors,
Je ne comprenais pas grand chose
Je n’aimais que votre corps
Vos joues en devenaient roses

J’ai passé dans vos genoux
Plus de temps que nécessaire
Et votre sourire est flou
Votre voix n’est plus si claire
Ah ! J’étais aveugle alors
Je marchais vers la lumière
Je ne croyais pas à la mort
Les mots je ne savais qu’en faire

Oh, où êtes-vous, où êtes-vous
Maintenant que je pourrais vous aimer
Où êtes-vous, où êtes-vous,
Maintenant que j’ai besoin de vous

J’ai passé la nuit debout
A chercher votre visage
Vous aviez des mots trop doux
Je ne connaissais que la rage
Ah ! J’étais si fier alors
Que je ne voulais rien entendre
Le désir était si fort
Que je me mordais la langue

J’ai dansé, pensant à vous
Après toutes ces années blêmes
Je n’ai rien trouvé du tout
Rien qui n’en valut la peine
Ah ! Le monde était alors
Un océan de promesses
Et je me croyais très fort
J’étais sans délicatesse

Oh, où êtes-vous, où êtes-vous
Maintenant que je pourrais vous aimer
Où êtes-vous, où êtes-vous,
Maintenant que j’ai besoin de vous

J’ai passé la nuit debout
Loin du bruit, du déshonneur,
Loin du sang, loin du dégout
Et ce fut un vrai bonheur
Ah ! Je vous revois hier
Agitant votre mouchoir
Mais j’avais tellement à faire,
Je nourrissais tant d’espoirs

Philippe Dijan / Stephan Eicher. (Carcassonne).

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Marcelle

Marcelle t’es comme une fée pour moi
Comme celles des contes d’autrefois
Marcelle y’a un truc qui cloche pas
C’est ton nom, c’est ton nom, c’est ton nom
Marcelle t’es comme une fée pour moi
Comme celles des temps d’autrefois
Marcelle y’a un truc qui cloche pas
C’est ton nom, c’est ton nom, c’est ton nom
Allongée là, la belle au bois
Tu as bougé ton petit doigt
Tu m’as soufflé, approche-toi
Ça fait longtemps qu’aucun homme
N’est entré chez moi
Marcelle t’es comme une fée pour moi
Une dame des temps d’autrefois
Marcelle y’a que ce truc qui colle pas
C’est ton nom, c’est ton nom, c’est ton nom
Tu as ouvert de jolis yeux bleus
Qui m’regardaient du fond des cieux
Tu m’as souri, j’ai fait de mon mieux
Ça faisait 100 ans qu’t’avais pas ri
J’ai vu un visage d’enfant
Qui me lisait en dedans
Tu m’as dit, s’il te plait, t’en vas pas
Ça fait longtemps qu’aucun homme
Ne m’a pris dans ses bras
Marcelle, t’es comme une fée pour moi
Comme celles des temps d’autrefois
Marcelle, y’a un truc qui va pas
C’est ton nom, c’est ton nom, c’est ton nom
Ton nom maintenant résonne en moi
Comme une histoire d’autrefois
Un conte de Philippe Soupault
Que je lisais mot à mot, mot à mot
Agenouillé là tout contre toi
J’ai pris ta main là tout contre moi
J’ai lu une larme là et puis plus rien
Juste ta petite voix qui disait
Je ne t’oublierai pas
Marcelle, t’es comme une fée pour moi
Comme celles du temps d’autrefois
Marcelle ce truc que j’oublie pas
C’est ton nom, c’est ton nom, c’est ton nom
Ton nom maintenant résonne en moi
Comme cette fable d’autrefois
Marcelle ce qui résonne en moi
C’est ton nom, c’est ton nom, c’est ton nom
Marcelle
C’est ton nom
Marcelle

Jean-louis Aubert.

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Madame rêve

Madame rêve d’atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu’ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur

Madame rêve d’artifices
De formes oblongues
Et de totems qui la punissent

Rêve d’archipels
De vagues perpétuelles
Sismiques et sensuelles

D’un amour qui la flingue
D’une fusée qui l’épingle
Au ciel
Au ciel

On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin

Madame rêve ad libitum
Comme si c’était tout comme
Dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent

Madame rêve d’apesanteur
Des heures des heures
De voltige à plusieurs

Rêve de fougères
De foudres et de guerres
À faire et à refaire

D’un amour qui la flingue
D’une fusée qui l’épingle
Au ciel
Au ciel

On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin

Madame rêve
Au ciel
Madame rêve
Au ciel
Madame rêve

Alain Bashung. (Osez Joséphine)

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La nuit je mens

On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique
Voleur d’amphores
Au fond des criques
J’ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l’amour j’ai fait le mort
T’étais pas née

À la station balnéaire
Tu t’es pas fait prier
J’étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d’eau

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

J’ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T’accaparer seulement t’accaparer
D’estrade en estrade
J’ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d’aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique
Voleur d’amphores
Au fond des criques
J’ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l’amour j’ai fait le mort
T’étais pas née

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho …

Alain Bashung. (Fantaisie militaire)

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La vue de la falaise

La montagne froide touche le ciel
Un sentier escarpé
grimpe au flanc des rochers.
Là où les nuages blancs s’amassent,
surgit une chaumière.
J’arrête mon chariot.
Enchanté, je contemple
la forêt d’érable au crépuscule.
Les feuilles brûlées par le gel
sont mille fois plus rouges
que les fleurs du printemps.

Du Mu.

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Aimer ce qui s’enfuit

Aimer ce qui s’enfuit
Et l’aimer même si
Jusqu’au bout de la nuit
L’aimer jusqu’ ici
Sans se retourner
Sans se demander
Si on a bien compris
Sans rien regretter
Sans se demander
Ce qu’on a appris
Aimer ce qui s’enfuit
Comme on aime la vie
Même au cœur de la nuit
L’aimer à l’infini
Sans se retourner
Sans se demander
Si on a bien compris
Sans rien regretter
Sans se demander
Ce qu’on a appris
Fuis mon amour
Vers d’autres amours
Fuis toujours
Envole-toi
Emmène-toi……….Là-bas
Aimer ce qui s’enfuit
Aimer à l’infini
Jusqu’au bout de la nuit
L’aimer jusqu’ ici

Jean-louis Aubert.

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Petit Papa Noël

C’est la belle nuit de Noël
La neige étend son manteau blanc
Et les yeux levés vers le ciel
A genoux, les petits enfants
Avant de fermer les paupières
Font une dernière prière.

Petit papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier.
Mais avant de partir
Il faudra bien te couvrir
Dehors tu vas avoir si froid
C’est un peu a cause de moi.

Le marchand de sable est passé
Les enfants vont faire dodo
Et tu vas pouvoir commencer
Avec ta hotte sur le dos
Au son des cloches des églises
Ta distribution de surprises.

Il me tarde que le jour se lève
Pour voir si tu m’as apporte
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t’ai commandé

Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d’abord sur notre maison
Je n’ai pas été tous les jours très sage
Mais j’en demande pardon.

Tino Rossi.

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