C’est la guerre

Ici c’est la guerre !endwar-guerre-paris
Réveillez vous il y a des parachutistes dans le métro, les stations RER
Les kalachnikov fument des mégots elles ont en marre de se taire
Au milieu du quai certains disent leur dernière prière, d’autres dorment sur des 8-6 et des tracts de Force Ouvrière
Les gens se parlent mal, se regardent mal comme les moutons dans le bétail qui savent qu’est venue l’heure de ne plus faire dans le détail.
Y’a plus d’amour, plus de sadique, plus que des corps qui se chevauchent
ici c’était triste putain ou est passée la gauche!
Ici c’est la GUERRE !
Ici c’est la GUERRE !
Djihad et secrétaire !
Ici c’est la GUERRE !

Certains d’entre nous se tordent les reins pour demander un sous les autres ne donneront rien, de toutes façons ils sont trop dans les clous
Toi qui pense être épargné, tu mendies comme tout le monde des heures perdues à gagner des salaires pathétiques qui jamais ne gonflent.
Il est ou le signal d’alarme, il n’y a même plus de colère génération MTV génération somnifère
On vous ordonne de vous taire, dans l’estime de vous même, dans l’estime de la thune, dans l’estime de la merde !
ici c’est la GUERRE !
Ici c’est la GUERRE !
Djihad et secrétaire !
Ici c’est la GUERRE !
Ici c’est la GUERRE !
GUERRE !
A leur alerte sur les ondes, à leurs avions tout va bien, on vous chante la beauté du monde avec ce joli refrain
souriez, obéissez, vous êtes ici, vous êtes filmés, épargner, dépenser, si vous avez des livres les brûler !
Un gun sur la tempe on vous ordonne que çà vous tente
les p’tits RTT chez Disney, les jolies moment de détente, j’ai pas vu mars, ni les lignes, je me fous de la ligne, du parti du régime chez moi plus personnes n’est clean !
ici c’est la GUERRE !
Ici c’est la GUERRE !
Djihad et secrétaire !
Ici c’est la GUERRE !
Ici c’est la GUERRE !
Ici c’est la GUERRE !
Mendiants et militaires, kamikazes et ouvrières
ici c’est la GUERRE !

Luke. (Pornographie)

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Je te déteste

Je ne suis pas musiciensipa_00715022_000068
Je ne suis pas chanteur
Dieu m’a donné des mains
Pour consoler mon cœur
Si j’avais pu savoir
Combien tu t’en foutais
J’aurais tué l’espoir
De pouvoir t’emmener

Je ne suis pas en sucre
Je ne suis pas en sel
Mais je sens bon l’amour
Jusque sous les aisselles
Si j’avais une voix
Et la moustache qu’il faut
Pour passer sur Nova
Tu reviendrais bien tôt

Quand j’y pense
Rien ne la panse
La béance que tu as laissé
C’est vrai que quand j’y pense
Faut que j’avance
La séance est terminée je sais, alors…

Alors je laisse aller les doigts sur mon clavier
Je viens gifler mes cordes plutôt que ton fessier
Je crie de tout mon être sur un morceau de bois
Plutôt que dans tes oreilles qui n’écoutent que toi
D E T E S T E, te déteste

Et tu n’es pas la plus fine
Non tu n’es pas la plus folle

Quand tu veux la jouer comme
C’est comme et restera comme
Comme ce que tu n’es pas
Mais que tu me montrais
Tu peux changer de voie
Mais pas ce que tu es

Quand j’y pense
Rien ne la panse
La béance que tu as laissée
C’est vrai que quand j’y pense
Faut que j’avance
La séance est terminée je sais, alors…

Alors je laisse aller les doigts sur mon clavier
Je viens gifler mes cordes plutôt que ton fessier
Je crie de tout mon être sur un morceau de bois
Plutôt que dans tes oreilles qui n’écoutent que toi

Alors je laisse aller les doigts sur mon clavier
Je viens gifler mes cordes plutôt que ton fessier
Je crie de tout mon être sur un morceau de bois
Plutôt que dans tes oreilles qui n’écoutent que toi
Je laisse couler mes larmes sur un papier froissé
Où de la main j’écris je te déteste et puis
Me faudrait-il encore pour retrouver le Nord
T’envoyer des menaces, un rat mort dégueulasse?

Vianney (Idées blanches).

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Les cons, çà ose tout. C’est même à cela qu’on les reconnaît…

charlie

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Canaris

Nous vivrons mon aimée sans aucune ironie, norm_966
Et nous achèterons peut-être des canaris
J’aime quand tu vas nue répondre au téléphone,
Il y en a peu qui aiment et très peu qui se donnent.

Au bout de quelques heures le ciel est presque rouge,
Nos regards glissent et meurent et parfois nos corps bougent
Il n’y a plus vraiment de parcours prévisible,
Il se passe des choses totalement indicibles.

Je n’ai jamais été parfaitement lucide,
Je n’aime pas le bruit et j’ai horreur du vide
Le don total de soi est un état furtif,
Incertain ; toutefois, c’est un plaisir très vif

Et la fascination est une vie seconde ;
Il y a une autre vie qui traverse le monde ;
Certains êtres en s’aimant ont fait trembler la terre ;
D’autres vont à l’amour comme on va à la mer

Et plus je te connais, plus mon regard est fixe.

Michel Houellebecq. (Configuration du dernier rivage) et mis en musique et chanté par Jean-Louis Aubert dans son dernier album Les Parages du Vide.

 

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Sensations automnales – l’ennui, la fatigue et le doute

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La caissière du super

Et si l’on écoutait du bon son ? Arthur H est un très bon et je vous conseille donc l’écoute de son dernier album « Soleil dedans ».

 

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Chauffage central

Une petite lumière
Tu vois une petite lumière descendre sur ton ventrenu_38
pour t’éclairer
– Une femme s’étire comme une fusée –
Au coin là-bas une ombre lit
Ses pieds libres sont trop jolis

Court-circuit au coeur
Une panne au moteur
Quel aimant me soutient
Mes yeux et mon amour se trompent de chemin

Un rien
Un feu que l’on rallume et qui s’éteint
J’ai assez du vent
J’ai assez du ciel
Au fond tout ce qu’on voit est artificiel
Même ta bouche
Pourtant j’ai chaud là où ta main me touche
La porte est ouverte et je n’entre pas
Je vois ton visage et je n’y crois pas
Tu es pâle
Un soir qu’on était triste on a pleuré sur une malle
Là-bas des hommes riaient
Des enfants presque nus par fois se promenaient
L’eau était claire
Un fil de cuivre rouge y conduit la lumière
Le soleil et ton coeur sont de même matière

Pierre Reverdy.

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