Je la pris près de la rivière

Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu’elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques
la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s’éteignirent les lumières
Et s’allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis…
Ses cuisses s’enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L’une moitié toute embrasée
L’autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers

Federico Garcia Lorca.

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27 commentaires pour Je la pris près de la rivière

  1. michaeline dit :

    …dans le cou:-) très belle poésie!

  2. Hernest de La trique dit :

    Toute tiède encore du linge annulé
    Tu fermes les yeux et tu bouges
    Comme bouge un chant qui naît
    Vaguement mais de partout
    Odorante et savoureuse
    Tu dépasse sans te perdre
    Les frontières de ton corps
    Tu as enjambé le temps
    Te voici femme nouvelle
    Révélée à l’infini.
    Paul Eluard

  3. michaeline dit :

    …….tant mieux!:)

  4. Laudith dit :

    J’aime les écrits de ce poète…
    Amitié poétique.

  5. Je vous propose la nouvelle All in one phtocopieuse, copieuse, télécopieuse. L’affaie de l’été 99.99 € Tva et transport inclus.

  6. Haddon dit :

    @Gaetan-Audhemar Louis-Marie Sainte Foix de Brétigny : vous voulez faire trop vite, il manque des lettres à votre proposition, vous repasserez mon brave.

  7. Gérard dit :

    Envie de pêcher la truite

  8. thanina dit :

    Bsr , c’est beau , c’est un poete hors du commun…la preuve , merci pour ce plaisir a bientot .

  9. Tetram dit :

    Bon,
    je re-re-re-tente sans les murs de feu professionnels.
    Sur canalblog je savais que je ne pouvais pas écrire,
    idem sur Numeriblog ?

  10. Tetram dit :

    Donc, idem sur Numériblog.
    Dorénavant je viendrai faire poésie par ici.
    Je suis très moyennement doué, mais je peux apprendre.

  11. Muad' Dib dit :

    Coucou Haddon, la photo est également très belle.
    Bonne journée et à bientôt,

  12. Haddon dit :

    @Tetram : à votre convenance, la poésie est dans chacun de nous.

  13. michaeline dit :

    Il n’y a pas que dans le cou….

  14. michaeline dit :

    ………peut-être un jour, qui sait………..

  15. Haddon dit :

    Qu’aperçois-je! est-ce une déesse
    Qui s’offre à mes regards surpris?
    Son aspect répand l’allégresse,
    Et son air charme mes esprits.
    Un flambeau brillant de lumière,
    Dont sa chaste main nous éclaire,
    Jette un feu nouveau dans les airs.
    Quels sons, quelles douces merveilles,
    Viennent de frapper mes oreilles
    Par d’inimitables concerts?
    Un choeur d’esprits saints l’environne,
    Et lui prodigue des honneurs;
    Les uns soutiennent sa couronne,
    Les autres la parent de fleurs.
    O miracle! ô beautés nouvelles!
    Je les vois, déployant leurs ailes,
    Former un trône sous ses pieds.
    Ah! je sais qui je vois paraître!
    France, pouvez-vous méconnaître
    L’héroïne que vous voyez?
    Voltaire.

  16. Annick dit :

    c’est fort joli,
    troublant de beautés de vie,
    belle journée, Haddon.

  17. christina dit :

    Bonne fin de semaine, cher ami poète!
    Bises.

  18. Pierre-Ernest de La Brume dit :

    Je pense au doux bruit du vent sous ton corsage…

  19. Sophie de La Brume dit :

    Mes seins pointent sous l’effet de la lune
    Tes mains sont désirées au plus profond de moi

  20. Pierre-Ernest de La Brume dit :

    Ma queue frétille à l’idée de te prendre sous la lune

  21. Bonjour Haddon,
    Frédérico Garcia Lorca était bien inspiré en passant le soir près de la rivière , les glou-glous ce celle-ci s’ajoutèrent aux gémissement de la belle ondine (une si belle photo) , seule la lune en fût témoin .
    Belle journée à vous .

  22. michaeline dit :

    bonne journée de samedi! Et bisous très très appuyés!!!!

  23. Sophie de La Brume dit :

    Ma chatte s’ouvre
    Comme une fleur
    De tes mains je découvre
    L’absolu bonheur

  24. MioModus dit :

    J’aime beaucoup ce poète et la profondeur de ces textes…
    A l’âme des mots.

  25. Haddon - une autre version dit :

    Je la pris près de la rivière
    Car je la croyais sans mari
    Tandis qu’elle était adultère
    Ce fut la Saint-Jacques la nuit
    Par rendez-vous et compromis
    Quand s’éteignirent les lumières
    Et s’allumèrent les cri-cri
    Au coin des dernières enceintes
    Je touchai ses seins endormis
    Sa poitrine pour moi s’ouvrit
    Comme des branches de jacinthes
    Et dans mes oreilles l’empois
    De ses jupes amidonnées
    Crissait comme soie arrachée
    Par douze couteaux à la fois
    Les cimes d’arbres sans lumière
    Grandissaient au bord du chemin
    Et tout un horizon de chiens
    Aboyait loin de la rivière
    Quand nous avons franchi les ronces
    Les épines et les ajoncs
    Sous elle son chignon s’enfonce
    Et fait un trou dans le limon
    Quand ma cravate fût ôtée
    Elle retira son jupon
    Puis quand j’ôtai mon ceinturon
    Quatre corsages d’affilée
    Ni le nard ni les escargots
    N’eurent jamais la peau si fine
    Ni sous la lune les cristaux
    N’ont de lueur plus cristalline
    Ses cuisses s’enfuyaient sous moi
    Comme des truites effrayées
    L’une moitié toute embrasée
    L’autre moitié pleine de froid
    Cette nuit me vit galoper
    De ma plus belle chevauchée
    Sur une pouliche nacrée
    Sans bride et sans étriers
    Je suis homme et ne peux redire
    Les choses qu’elle me disait
    Le clair entendement m’inspire
    De me montrer fort circonspect
    Sale de baisers et de sable
    Du bord de l’eau je la sortis
    Les iris balançaient leur sabre
    Contre les brises de la nuit
    Pour agir en pleine droiture
    Comme fait un loyal gitan
    Je lui fis don en la quittant
    D’un beau grand panier à couture
    Mais sans vouloir en être épris
    Parce qu’elle était adultère
    Et se prétendait sans mari
    Quand nous allions vers la rivière
    Federico Garcia Lorca

    • Mifa dit :

      Il est depuis presque toujours mon poète favori (plus jeune, c’était Baudelaire) – mais rattrapé récemment par Neruda. Sait-on qu’il était homosexuel ?
      Son théâtre aussi est d’une grande beauté, dans le comique comme dans le tragique.

  26. Annick dit :

    Et je relis cette page, riche des comentaires.

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