La nuit debout

J’ai passé la nuit debout
Dans le noir et l’impatience
A me souvenir de vous
De vos mains, de vos silences
Ah ! J’étais si jeune alors,
Je ne comprenais pas grand chose
Je n’aimais que votre corps
Vos joues en devenaient roses

J’ai passé dans vos genoux
Plus de temps que nécessaire
Et votre sourire est flou
Votre voix n’est plus si claire
Ah ! J’étais aveugle alors
Je marchais vers la lumière
Je ne croyais pas à la mort
Les mots je ne savais qu’en faire

Oh, où êtes-vous, où êtes-vous
Maintenant que je pourrais vous aimer
Où êtes-vous, où êtes-vous,
Maintenant que j’ai besoin de vous

J’ai passé la nuit debout
A chercher votre visage
Vous aviez des mots trop doux
Je ne connaissais que la rage
Ah ! J’étais si fier alors
Que je ne voulais rien entendre
Le désir était si fort
Que je me mordais la langue

J’ai dansé, pensant à vous
Après toutes ces années blêmes
Je n’ai rien trouvé du tout
Rien qui n’en valut la peine
Ah ! Le monde était alors
Un océan de promesses
Et je me croyais très fort
J’étais sans délicatesse

Oh, où êtes-vous, où êtes-vous
Maintenant que je pourrais vous aimer
Où êtes-vous, où êtes-vous,
Maintenant que j’ai besoin de vous

J’ai passé la nuit debout
Loin du bruit, du déshonneur,
Loin du sang, loin du dégout
Et ce fut un vrai bonheur
Ah ! Je vous revois hier
Agitant votre mouchoir
Mais j’avais tellement à faire,
Je nourrissais tant d’espoirs

Philippe Dijan / Stephan Eicher. (Carcassonne).

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12 commentaires pour La nuit debout

  1. Bonjour ,

    Voilà un beau texte plein de réalité. On a toujours beaucoup à faire de nos jours et on ne voit pas s’envoler les plus belles choses de la vie

    Avez vous des nouvelles de Jocelyne ? J’espère qu’elle n’est pas malade

    bonne journée

    amitié

    • Haddon dit :

      Parfois, on les voit s’envoler vers des chemins ailés…
      Pour répondre à votre question concernant Jocelyne, je pense qu’elle se ressource derrière la lune des sens.
      Bonne journée à vous.

  2. Haddon dit :

    (à une passante)

    Dans mon manteau de joie
    J’efface les moroses
    Je marche en toi
    J’illumine les choses

    De tes lèvres
    J’enlève l’amertume
    Et dépose la fièvre
    A la fleur qui se consume

  3. Oceanelle dit :

    Ce texte est un nectar…
    On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va (Prévert)

  4. christina dit :

    Un très beau texte pour oublier la grisaille du jour!
    Bise.

  5. Annick dit :

    mince, envoyé sans le vouloir…

    Un texte fort beau qui prend Là.
    Je vous embrasse, Haddon.

  6. Lynette dit :

    J’adore ! Merci de votre gentil passage chez moi

  7. Annick dit :

    c’est un grand texte
    un texte grand
    que j ai lu et relu

    et le désir
    et l’aimer
    comme c’est beau

    à en rester éveillé
    à se rappeler
    ces instants de vie de vie

  8. nelhia777 dit :

    Très beau poème,
    une rose a mon coeur que je dépose comme une fleur…

    Amélie.

  9. Annick dit :

    il est beau ce poème à une passante, Haddon.

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