Canaris

Nous vivrons mon aimée sans aucune ironie, norm_966
Et nous achèterons peut-être des canaris
J’aime quand tu vas nue répondre au téléphone,
Il y en a peu qui aiment et très peu qui se donnent.

Au bout de quelques heures le ciel est presque rouge,
Nos regards glissent et meurent et parfois nos corps bougent
Il n’y a plus vraiment de parcours prévisible,
Il se passe des choses totalement indicibles.

Je n’ai jamais été parfaitement lucide,
Je n’aime pas le bruit et j’ai horreur du vide
Le don total de soi est un état furtif,
Incertain ; toutefois, c’est un plaisir très vif

Et la fascination est une vie seconde ;
Il y a une autre vie qui traverse le monde ;
Certains êtres en s’aimant ont fait trembler la terre ;
D’autres vont à l’amour comme on va à la mer

Et plus je te connais, plus mon regard est fixe.

Michel Houellebecq. (Configuration du dernier rivage) et mis en musique et chanté par Jean-Louis Aubert dans son dernier album Les Parages du Vide.

 

Publicités
Cet article a été publié dans Chanson, Poésie, Slam, Texte. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s